
Cinezia, l'art du cinéma : les films rangés cinéaste par cinéaste, de Howard Hawks, Lubitsch et Fellini à Jacques Tati, Ozu, Tim Burton et Richard Linklater
172 films de 1928 à 2026, 85 cinéastes, quatorze langues.
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Cinezia, l'art du cinéma : les films rangés cinéaste par cinéaste, de Howard Hawks, Lubitsch et Fellini à Jacques Tati, Ozu, Tim Burton et Richard Linklater
Dans un musée, on cherche rarement « un tableau de 1880 » ; on cherche un Monet, un Renoir, une salle. Cinezia applique cette idée au cinéma. Les films y sont rangés d'abord par auteur : chaque grand réalisateur du catalogue possède sa galerie, où ses films sont accrochés côte à côte. Autour de ces galeries, des salles plus vastes regroupent les écoles nationales et les époques. On entre par un nom, on ressort avec une œuvre.
Le catalogue réunit 172 films réalisés entre 1928 et 2026 par 85 cinéastes, dans quatorze langues. L'ensemble représente environ 322 heures de projection. On y croise les maîtres du Hollywood classique, les auteurs français, les grands Italiens, les Japonais, les cinéastes du Nord de l'Europe et une sélection de films récents parmi les mieux classés par le public.
Chaque film possède une fiche complète : titre français, titre d'origine, année, durée, genres, distribution, réalisation et résumé en français. Un classement en étoiles, sur cinq, résume l'avis du public. Un bouton Regarder ouvre le film sur JustWatch pour le pays de votre choix, avec les services officiels qui le proposent en abonnement, en location, à l'achat ou gratuitement.
Tous les films ont été retenus un par un pour convenir à une séance partagée. Le guide qui suit décrit la page d'accueil et les étoiles, visite les dix galeries de cinéastes, traverse les écoles et les époques, puis répond aux questions les plus fréquentes.
La page d'accueil de Cinezia
La page d'accueil emprunte sa forme aux magazines en ligne. Un bandeau anthracite porte le logo en italique, le menu et la recherche. Le menu compte huit entrées : Accueil, Tous les films, Chefs-d'œuvre, Cinéma français, Cinéma du monde, Galeries, Années et Ma liste.
Sous le bandeau, la rubrique À la une met quatre films en avant, chacun dans un cadre clair, comme une photographie exposée : Mon oncle de Jacques Tati, Amarcord de Federico Fellini, Before Sunrise de Richard Linklater et Rendez-vous d'Ernst Lubitsch. Le nom du cinéaste et l'année figurent sous chaque titre.
La page se divise ensuite en deux colonnes. À gauche, douze fiches se suivent à la manière d'articles : une affiche, un titre en italique, des étoiles, la mention « Un film de » suivie du nom du réalisateur, l'année, la durée, les genres et un bouton Lire la fiche. Dix de ces fiches représentent les dix galeries de cinéastes, à raison du film le mieux classé de chacune ; les deux dernières viennent des chefs-d'œuvre.
À droite, trois encadrés servent de plan du musée. Le premier, Galeries de cinéastes, liste les dix galeries avec leur nombre de films. Le deuxième, Écoles et pays, ouvre sept salles. Le troisième, Époques, en ouvre quatre. La page Visiter Cinezia résume cette visite, et la page Les galeries de Cinezia détaille les vingt-deux entrées.
Les étoiles
Chaque film de Cinezia porte des étoiles dorées, de trois à quatre sur cinq. Le calcul est simple : la note moyenne du public de TMDB, exprimée sur dix, est divisée par deux et arrondie à la demi-étoile. Un film classé à 8,0 reçoit quatre étoiles ; un film classé à 7,0 en reçoit trois et demie.
Le catalogue se répartit ainsi : 80 films à quatre étoiles, 78 films à trois étoiles et demie et 14 films à trois étoiles. Cette homogénéité est voulue. Cinezia a retenu des œuvres que le public a aimées, et les quatorze films à trois étoiles sont là pour compléter le portrait d'un cinéaste : Sylvia Scarlett éclaire le parcours de George Cukor, La Gnome-Mobile celui de Robert Stevenson.
Au-dessus des étoiles, la galerie Chefs-d'œuvre réunit les 45 films dont la note atteint 7,8 et plus. Neuf d'entre eux dépassent 8,0, parmi lesquels Intouchables avec 8,3, Le Fanfaron avec 8,2, Rendez-vous et Ève avec 8,1. La page Les étoiles de Cinezia explique la lecture du classement.
La galerie Howard Hawks
La galerie Howard Hawks compte six films et trente ans de carrière. Hawks est le cinéaste qui a tout réussi : la comédie, l'aventure, le western, le film à grand spectacle. Sa mise en scène se reconnaît à sa rapidité et à ses personnages qui se jaugent en parlant vite.
Train de luxe, en 1934, est l'une des toutes premières comédies loufoques d'Hollywood : un metteur en scène de Broadway, joué par John Barrymore, tente de reconquérir son actrice vedette, Carole Lombard, à bord d'un train entre Chicago et New York. Seuls les anges ont des ailes, en 1939, réunit Cary Grant et Jean Arthur dans un port d'Amérique du Sud où des pilotes transportent le courrier par-dessus les Andes.
L'année 1952 offre deux films opposés. La Captive aux yeux clairs remonte le Missouri avec Kirk Douglas et une expédition de trappeurs. Chérie je me sens rajeunir fait boire un élixir de jeunesse à Cary Grant, Ginger Rogers et Marilyn Monroe, avec un chimpanzé pour chimiste. La Terre des pharaons, en 1955, reconstitue la construction de la grande pyramide avec des milliers de figurants.
Le Sport favori de l'homme, en 1964, ferme la galerie sur un sourire : Rock Hudson y joue un auteur de manuels de pêche qui a tout appris dans les livres et se retrouve inscrit à un vrai concours. Avec 7,3, Seuls les anges ont des ailes est le film le mieux classé de la galerie.
La galerie Lubitsch et Capra
La galerie Lubitsch et Capra réunit sept films des deux maîtres de la comédie des années trente. Ernst Lubitsch, venu de Berlin, y apporte l'élégance et le sous-entendu ; Frank Capra, fils d'immigrés siciliens, la chaleur et la foi dans les gens ordinaires.
Quatre films portent la célèbre « touche Lubitsch ». Le Lieutenant souriant, en 1931, fait chanter Maurice Chevalier à la cour d'un petit royaume. Ninotchka, en 1939, envoie Greta Garbo à Paris en commissaire soviétique austère, et la publicité de l'époque tenait en deux mots : Garbo rit. Rendez-vous, en 1940, se déroule dans une maroquinerie de Budapest, où deux vendeurs qui se chamaillent toute la journée s'écrivent des lettres d'amour sous pseudonyme ; James Stewart et Margaret Sullavan y sont inoubliables, et le film obtient 8,1, la meilleure note de la galerie. La Folle Ingénue, en 1946, lâche dans la bonne société anglaise une jeune femme passionnée de plomberie.
Trois films représentent Capra. Grande dame d'un jour, en 1933, transforme une vendeuse de pommes en dame du monde le temps d'une visite. New York - Miami, en 1934, jette sur les routes une héritière en fuite et un journaliste, Claudette Colbert et Clark Gable ; le film a remporté les cinq Oscars majeurs. Les Horizons perdus, en 1937, conduit des voyageurs jusqu'à la vallée cachée de Shangri-La.
La galerie George Cukor
La galerie George Cukor compte cinq films. Cukor passait pour le meilleur directeur d'actrices d'Hollywood, et la galerie le prouve : Katharine Hepburn, Judy Holliday, Marilyn Monroe et Audrey Hepburn s'y succèdent.
L'année 1935 donne deux films. David Copperfield adapte Dickens avec un soin d'orfèvre et confie le rôle de Micawber au comique W. C. Fields. Sylvia Scarlett déguise Katharine Hepburn en garçon aux côtés de Cary Grant ; boudé à sa sortie, le film a gagné ses admirateurs avec le temps.
Comment l'esprit vient aux femmes, en 1950, a valu l'Oscar à Judy Holliday : la compagne d'un ferrailleur enrichi y prend des leçons de culture générale et y découvre le goût de penser par elle-même. Le Milliardaire, en 1960, réunit Marilyn Monroe et Yves Montand dans les coulisses d'une revue. My Fair Lady, en 1964, couronne la carrière du cinéaste : Audrey Hepburn y joue Eliza Doolittle, la petite marchande de fleurs à qui un professeur de phonétique apprend à parler comme une duchesse. Huit Oscars, près de trois heures de spectacle et 7,5 de moyenne.
La galerie Vincente Minnelli
La galerie Vincente Minnelli réunit cinq films du grand coloriste d'Hollywood. Ancien décorateur de Broadway, Minnelli composait ses plans comme des tableaux, et la couleur est chez lui un personnage à part entière.
Le Chant du Missouri, en 1944, suit une famille de Saint-Louis au fil des quatre saisons, à la veille de l'Exposition universelle de 1904 ; Judy Garland y chante sous la direction de son futur mari. Brigadoon, dix ans plus tard, fait découvrir à Gene Kelly et Cyd Charisse un village écossais qui apparaît un seul jour par siècle.
Minnelli savait aussi diriger le drame et la comédie. Les Ensorcelés, en 1952, dresse le portrait d'un producteur de génie à travers les souvenirs de trois personnes qu'il a lancées puis blessées ; Kirk Douglas et Lana Turner y brillent, et le film a remporté cinq Oscars. La Roulotte du plaisir, en 1954, embarque Lucille Ball et Desi Arnaz dans une caravane beaucoup trop longue pour les routes de montagne. La Femme modèle, en 1957, marie un journaliste sportif, Gregory Peck, et une créatrice de mode, Lauren Bacall.
La galerie Robert Stevenson
La galerie Robert Stevenson compte six films. Né en Angleterre, Stevenson est devenu l'artisan le plus fidèle des studios Disney, pour lesquels il a tourné une vingtaine de longs métrages.
Le premier film de la galerie précède cette période : Jane Eyre, en 1943, oppose Joan Fontaine à Orson Welles dans un manoir noyé de brume. Les cinq autres portent la marque de Disney. Fidèle vagabond, en 1957, raconte l'amitié d'un garçon du Texas et d'un chien errant. Darby O'Gill et les farfadets, en 1959, plonge dans le folklore irlandais avec un tout jeune Sean Connery. Le Roi Des Distraits, en 1961, invente une matière élastique qui fait voler les voitures.
Mary Poppins, en 1964, reste le sommet : Julie Andrews, Oscar de la meilleure actrice pour son premier rôle au cinéma, y descend du ciel de Londres avec son parapluie, et les danseurs y évoluent parmi des pingouins dessinés. Le film obtient 7,6, la meilleure note de la galerie. La Gnome-Mobile, en 1967, promène un grand-père et ses petits-enfants dans une forêt de séquoias peuplée de lutins.
La galerie Federico Fellini
La galerie Federico Fellini présente cinq films de la seconde partie de sa carrière, celle où le maestro de Rimini fait de sa mémoire et de ses rêves la matière même de ses films.
Les Clowns, en 1970, part à la recherche des grands clowns d'autrefois, entre documentaire et fantaisie. Amarcord, en 1973, est le joyau de la galerie : une année de la vie d'une petite ville de l'Adriatique dans les années trente, avec ses écoliers, son grand hôtel, son paquebot illuminé dans la nuit et sa neige de printemps. Le titre signifie « je me souviens » en dialecte romagnol. Oscar du meilleur film étranger, il affiche 7,9.
Et vogue le navire, en 1983, embarque en 1914 des chanteurs d'opéra venus disperser en mer les cendres d'une diva. Ginger et Fred, en 1986, réunit Giulietta Masina et Marcello Mastroianni en vieux danseurs de claquettes invités dans une émission de télévision. Intervista, en 1987, se promène dans les studios de Cinecittà, où Fellini se souvient de sa première visite.
La galerie Aki Kaurismäki
La galerie Aki Kaurismäki réunit quatre films du cinéaste finlandais, reconnaissables entre mille : peu de mots, des visages impassibles, des couleurs franches, des chansons de rock et une tendresse immense pour les gens modestes.
Calamari Union, en 1985, suit une quinzaine d'hommes qui portent presque tous le même prénom et traversent Helsinki à la recherche d'un quartier meilleur. Leningrad Cowboys go America, en 1989, envoie aux États-Unis le plus mauvais groupe de rock du monde, avec ses bananes démesurées et ses chaussures pointues.
La Vie de Bohème, en 1992, a été tourné en français, à Paris, en noir et blanc : un écrivain, un peintre et un compositeur y partagent leurs derniers francs. Au loin s'en vont les nuages, en 1996, raconte l'histoire d'un couple qui perd ses deux emplois et ouvre un restaurant ; avec 7,6, c'est le film le mieux classé de la galerie.
La galerie Tim Burton
La galerie Tim Burton compte cinq films, du premier long métrage du cinéaste à ses contes les plus récents. Burton est l'un des rares réalisateurs contemporains dont on reconnaît un plan au premier regard : spirales, rayures, arbres tordus et héros à part.
Pee-wee Big Adventure, en 1985, est son coup d'essai : un grand enfant en costume gris traverse l'Amérique pour retrouver son vélo rouge. Vingt ans plus tard, Charlie et la Chocolaterie ouvre les portes de l'usine de Willy Wonka à cinq enfants ; le film obtient 7,0 et occupe la première place de la galerie avec Big Eyes.
Alice au Pays des Merveilles, en 2010, ramène une Alice de dix-neuf ans au pays du Chapelier. Big Eyes, en 2014, raconte l'histoire vraie de la peintre Margaret Keane, dont le mari signait les toiles. Dumbo, en 2019, donne chair et plumes à l'éléphanteau volant du dessin animé.
La galerie Richard Linklater
La galerie Richard Linklater réunit quatre films du cinéaste texan, grand observateur du temps qui passe. Elle contient le film le mieux classé de toutes les galeries de cinéastes.
Before Sunrise, en 1995, tient en une nuit : un Américain et une Française se rencontrent dans un train, descendent à Vienne et marchent jusqu'à l'aube. Ethan Hawke et Julie Delpy donnent à cette conversation un naturel rare, et le film obtient 8,0. Before Sunset, en 2004, les retrouve à Paris pour quatre-vingts minutes filmées presque en temps réel ; il obtient 7,8.
Orson Welles & moi, en 2008, raconte la semaine où un lycéen décroche un petit rôle dans le Jules César monté par Welles à New York en 1937. Bernadette a disparu, en 2019, offre à Cate Blanchett le rôle d'une architecte de Seattle qui part se retrouver au bout du monde.
La galerie Cédric Klapisch
La galerie Cédric Klapisch compte quatre films. Klapisch filme sa génération depuis trente ans, avec un sens du groupe et du détail juste qui en fait le chroniqueur le plus attachant du cinéma français.
Les Poupées russes, en 2005, retrouve Xavier, le héros de L'Auberge espagnole, devenu écrivain à gages entre Paris, Londres et Saint-Pétersbourg. Casse-tête chinois, en 2013, l'installe à New York, quadragénaire et père de deux enfants. Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France et Kelly Reilly vieillissent avec leurs personnages.
Ce qui nous lie, en 2017, a été tourné sur une année entière dans un domaine viticole de Bourgogne : deux frères et une sœur y apprennent à faire le vin ensemble. Avec 6,9, c'est le film le mieux classé de la galerie. Deux moi, en 2019, suit deux trentenaires parisiens, voisins d'immeuble, qui se croisent longtemps avant de se parler.
Les maîtres du musical
La galerie Maîtres du musical est la plus fournie des galeries d'auteurs : 23 films signés par sept cinéastes qui ont fait chanter et danser l'écran. On y trouve leurs comédies musicales, et aussi les comédies et les drames qu'ils ont tournés entre deux numéros.
Fred Astaire en est le fil conducteur. Mark Sandrich le dirige trois fois avec Ginger Rogers : En suivant la flotte en 1936, L'Entreprenant Monsieur Petrov en 1937 et Amanda en 1938. Charles Walters le réunit avec Judy Garland dans Parade de printemps en 1948. Stanley Donen le fait danser au plafond dans Mariage Royal en 1951, puis l'emmène à Paris avec Audrey Hepburn dans Drôle de Frimousse en 1957.
Les autres titres élargissent le genre. Les sept femmes de Barbe-Rousse de Donen transporte la danse dans les montagnes de l'Oregon. Lili de Walters confie à Leslie Caron une orpheline qui parle aux marionnettes, et Haute société réunit Grace Kelly, Bing Crosby et Frank Sinatra. Walter Lang signe La foire aux illusions, sur des chansons de Rodgers et Hammerstein, Treize à la douzaine et Une femme de tête, avec Spencer Tracy et Katharine Hepburn.
L'Anglais Michael Powell apporte trois films somptueux : Je sais où je vais, histoire d'amour dans les Hébrides, Les Chaussons rouges, l'un des plus beaux films consacrés à la danse, classé à 8,0, et Les contes d'Hoffmann, opéra filmé. L'Irlandais John Carney prolonge la tradition avec Sing Street, Flora and Son et Power Ballad. La page Le guide de la comédie musicale propose un parcours.
Le cinéma français
La salle Cinéma français réunit 22 films tournés en français. Elle commence par un génie comique. Jacques Tati y a trois films, et son personnage de Monsieur Hulot, silhouette penchée, pipe et imperméable, traverse deux décennies de modernisation. Dans Mon oncle, en 1958, Hulot rend visite à sa sœur dans une villa ultramoderne où tout est automatique ; le film a reçu l'Oscar du meilleur film étranger. Dans PlayTime, en 1967, il se perd dans un Paris de verre et d'acier construit tout exprès pour le tournage ; le film obtient 7,7. Dans Trafic, en 1971, il convoie une voiture de camping révolutionnaire jusqu'au salon d'Amsterdam.
Éric Rohmer et Claude Sautet représentent l'art français de la conversation. Rohmer est présent avec Le Rayon vert, L'Ami de mon amie, tourné dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, et Conte d'été. Sautet l'est avec César et Rosalie, où Romy Schneider hésite entre Yves Montand et Sami Frey, Un cœur en hiver et Nelly et Mr. Arnaud.
Bertrand Tavernier apporte deux films français : Un dimanche à la campagne, visite dominicale d'une famille chez un vieux peintre en 1912, prix de la mise en scène à Cannes, et Ça commence aujourd'hui, chronique d'une école maternelle du Nord. Son troisième film, Autour de minuit, a été tourné en anglais avec le saxophoniste Dexter Gordon, dans le Paris du jazz.
La salle se complète de cinq films célèbres. Les Quatre Cents Coups de François Truffaut, en 1959, suit le jeune Antoine Doinel jusqu'à la mer et ouvre la Nouvelle Vague ; il est classé à 8,0. Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy fait chanter Catherine Deneuve et Françoise Dorléac sur la musique de Michel Legrand. Le Dîner de cons, Intouchables et Demain tout commence représentent la comédie populaire. La page Le guide du cinéma français classe ces 22 films par cinéaste.
Le cinéma italien
La salle Cinéma italien compte 14 films. Outre les cinq Fellini, elle réunit les grands noms de la comédie à l'italienne et leurs héritiers.
Le Fanfaron de Dino Risi, en 1962, est le film italien le mieux classé du catalogue, avec 8,2. Un 15 août, dans une Rome désertée, un hâbleur au volant d'une décapotable, Vittorio Gassman, embarque un étudiant timide, Jean-Louis Trintignant, pour une virée le long de la côte. C'est drôle, rapide, et la fin reste en mémoire.
Ettore Scola a deux films dans la salle, plus un troisième tourné en français. Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? envoie Alberto Sordi en Angola et détient le record du titre le plus long de Cinezia. La Famille raconte quatre-vingts ans de la vie d'un homme entre les murs du même appartement romain. La Nuit de Varennes, rangé dans la salle française, fait voyager Casanova et Restif de La Bretonne dans une diligence qui suit la fuite de Louis XVI.
Nanni Moretti est là avec Sogni d'oro, Palombella rossa, où une partie de water-polo sert de miroir à toute une vie, et Le Caïman. Trois films plus récents ferment la salle : Le Facteur, où un facteur d'une île du Sud apprend la poésie auprès de Pablo Neruda, Tre uomini e una gamba et Les Huit Montagnes, amitié de toute une vie dans le Val d'Aoste. La page Le guide du cinéma italien les présente par génération.
Le cinéma japonais
La salle Cinéma japonais réunit 11 films et trois générations. Yasujirō Ozu ouvre la marche avec trois films de famille filmés à hauteur de tatami. Le Goût du riz au thé vert, en 1952, observe un couple qui réapprend à se parler. Fleurs d'équinoxe, en 1958, son premier film en couleurs, montre un père qui prêche la liberté aux filles des autres et la refuse à la sienne. Fin d'automne, en 1960, classé à 7,7, voit trois amis vieillissants chercher un mari pour la fille d'une veuve.
Naomi Kawase a quatre films. Les délices de Tokyo est le plus aimé : une vieille dame propose son aide au gérant d'une échoppe de pâtisseries et lui confie le secret de sa pâte de haricots rouges. Still the Water se déroule sur une île du Sud, Vers la lumière rapproche une rédactrice d'audiodescriptions et un photographe dont la vue baisse, et True Mothers croise deux maternités.
Shinobu Yaguchi représente la comédie. Waterboys forme une équipe masculine de natation synchronisée dans un lycée. Swing Girls, classé à 7,9, transforme des lycéennes en orchestre de jazz. Survival Family prive Tokyo d'électricité et lance une famille à vélo sur les routes.
La salle accueille enfin un invité : Perfect Days de l'Allemand Wim Wenders, tourné à Tokyo en japonais. Koji Yakusho, prix d'interprétation à Cannes, y joue un homme qui nettoie les toilettes publiques, écoute des cassettes de rock et photographie la lumière dans les arbres. La page Le guide du cinéma japonais détaille ces quatre ensembles.
L'Europe du Nord
La salle Europe du Nord rassemble 17 films de cinq cinéastes venus de Suède, de Finlande, d'Allemagne et d'Écosse. On y passe de la gravité au sourire en changeant de mur.
Ingmar Bergman y a trois films. L'Attente des femmes, en 1952, réunit quatre belles-sœurs qui se racontent leur mariage en attendant leurs maris. Rêves de femmes, en 1955, suit une photographe de mode et son modèle pendant une journée à Göteborg. Sonate d'automne, en 1978, met face à face Ingrid Bergman, en pianiste célèbre, et Liv Ullmann, en fille restée dans l'ombre ; c'est le seul film que les deux Bergman aient tourné ensemble, et il est classé à 8,0.
Lasse Hallström en a quatre. Ma vie de chien, tourné en Suède en 1985, regarde le monde à travers les yeux d'un garçon de douze ans envoyé à la campagne. Ses films américains, Les Recettes du bonheur, Mes vies de chien et La carte qui mène jusqu'à toi, gardent la même douceur.
Wim Wenders signe Alice dans les villes, où un journaliste traverse l'Allemagne avec une fillette de neuf ans à la recherche de sa grand-mère, et L'état des choses, Lion d'or à Venise. L'Écossais Bill Forsyth apporte trois comédies au charme discret : Une fille pour Gregory, où un lycéen dégingandé tombe amoureux de l'avant-centre de son équipe, Local hero, où l'envoyé d'une compagnie pétrolière texane succombe à la beauté d'un village de pêcheurs, et Comfort and Joy, où un animateur de radio de Glasgow se retrouve arbitre d'une guerre entre marchands de glaces. Les quatre Kaurismäki complètent la salle.
Le cinéma du monde
La salle Cinéma du monde est la plus cosmopolite : 51 films dans douze langues, de l'italien au bengali. Elle englobe les salles italienne et japonaise ainsi que les films suédois, finlandais et allemands, et y ajoute plusieurs trésors.
Le Bengali Satyajit Ray y a trois films. La Grande Ville, en 1963, suit une mère de famille de Calcutta qui prend un emploi de vendeuse et y découvre sa propre valeur. Le Héros, en 1966, classé à 8,0, enferme une vedette de cinéma et une journaliste dans un train de nuit. Le Visiteur, en 1991, son dernier film, fait arriver dans une famille un oncle voyageur que l'on croyait disparu.
Le Turc Nuri Bilge Ceylan en a trois également : La Petite Ville, son premier long métrage, Uzak, et Winter Sleep, Palme d'or à Cannes, qui déploie sur plus de trois heures les conversations d'un hôtelier d'Anatolie. L'Iran apporte trois films classés à 7,9 : Où est la maison de mon ami ? d'Abbas Kiarostami, où un écolier court de village en village pour rendre un cahier, Les Enfants du ciel de Majid Majidi et Une séparation d'Asghar Farhadi, Ours d'or à Berlin et Oscar du meilleur film étranger.
La Russie est représentée par Nostalghia d'Andreï Tarkovski, tourné en Italie, et par une comédie adorée de plusieurs générations, Ivan Vassilievitch change de profession, où une machine à voyager dans le temps échange un gérant d'immeuble moscovite contre le tsar Ivan le Terrible. L'Allemagne ajoute Fitzcarraldo de Werner Herzog, l'histoire d'un rêveur qui fait franchir une colline à un bateau à vapeur pour bâtir un opéra en Amazonie. Taïwan offre Yi Yi d'Edward Yang, l'Inde 3 Idiots, Des étoiles sur la terre et La famille indienne, la Corée 20th Century Girl.
Le cinéma anglophone
La salle Cinéma anglophone est la plus grande : 99 films en anglais. Elle contient les galeries américaines déjà visitées et une série de classiques isolés qui méritent chacun un arrêt.
Le Cirque de Charlie Chaplin, en 1928, est le doyen du catalogue et son film le plus court, 72 minutes : Charlot, poursuivi par un policier, déboule sur une piste et devient malgré lui la vedette du spectacle. Mon homme Godfrey de Gregory La Cava, en 1936, fait d'un vagabond le majordome d'une famille fantasque de la Cinquième Avenue. Ève de Joseph L. Mankiewicz, en 1950, raconte l'ascension d'une jeune admiratrice dans l'ombre d'une grande actrice de théâtre, jouée par Bette Davis ; six Oscars et 8,1 de moyenne. Vacances romaines de William Wyler, en 1953, offre à Audrey Hepburn son premier grand rôle et un Oscar : une princesse en fugue découvre Rome sur le scooter d'un journaliste, Gregory Peck.
Les décennies suivantes apportent 2001 : L'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, Breakfast Club et La Folle Journée de Ferris Bueller de John Hughes, Rain Man, Jurassic Park, Un homme d'exception et Little Miss Sunshine. Les films récents les mieux classés ferment la salle : Wonder, CODA, Togo, Dans les yeux d'Enzo et Temple Grandin. La page Le guide du Hollywood classique se concentre sur les années trente à soixante.
Avant 1960 : l'âge des studios
Les quatre galeries d'époque coupent le catalogue dans l'autre sens. La première, Avant 1960, est la plus fournie : 51 films, de 1928 à 1959. C'est l'âge des grands studios, du noir et blanc velouté puis du Technicolor éclatant.
Les années trente y brillent par leurs comédies : Train de luxe, New York - Miami, Mon homme Godfrey, Ninotchka. Elles ont aussi leurs adaptations soignées, comme David Copperfield, et leurs duos dansants. Sa femme et sa secrétaire de Clarence Brown réunit en 1936 Clark Gable, Myrna Loy et Jean Harlow autour d'un soupçon infondé.
Les années quarante mêlent la fantaisie et l'émotion. Rendez-vous ouvre la décennie. Clarence Brown y tourne deux beaux films d'enfance : Le Grand National, où une Elizabeth Taylor de douze ans entraîne un cheval pour la plus grande course d'Angleterre, et Jody et le faon, où un garçon de Floride élève un jeune cerf. Le Chant du Missouri, Je sais où je vais, La Folle Ingénue et Les Chaussons rouges datent des mêmes années.
Les années cinquante voient le triomphe de la couleur et du grand écran, avec Brigadoon, Les sept femmes de Barbe-Rousse, La Terre des pharaons et Drôle de Frimousse. Elles voient aussi naître d'autres cinémas : celui d'Ozu au Japon, de Bergman en Suède, de Tati et de Truffaut en France. Les Quatre Cents Coups, en 1959, ferme l'époque et en annonce une nouvelle.
De 1960 à 1989 : le temps des auteurs
La galerie 1960 à 1989 compte 47 films. Les studios s'effacent, les auteurs s'affirment, et l'Europe donne le ton.
Les années soixante gardent un pied dans chaque monde. Hollywood offre encore My Fair Lady et Mary Poppins, sortis la même année 1964, et Kubrick réinvente la science-fiction avec 2001 : L'Odyssée de l'espace. En Europe, Le Fanfaron, PlayTime et Les Demoiselles de Rochefort inventent chacun un style. En Inde, Satyajit Ray tourne La Grande Ville et Le Héros.
Les années soixante-dix sont celles de Fellini, avec Les Clowns et Amarcord, de Sautet, avec César et Rosalie, de Wenders, avec Alice dans les villes, et de Bergman, avec Sonate d'automne. C'est aussi la décennie d'Ivan Vassilievitch change de profession, l'une des comédies les plus vues de l'histoire du cinéma russe.
Les années quatre-vingt sont les plus représentées de la galerie. On y trouve les Écossais de Bill Forsyth, les Finlandais de Kaurismäki, les Parisiennes de Rohmer, Un dimanche à la campagne et Autour de minuit de Tavernier, La Famille de Scola, Fitzcarraldo, Nostalghia, Où est la maison de mon ami ? et, côté américain, Breakfast Club, Rain Man et Pee-wee Big Adventure.
De 1990 à 2009
La galerie 1990 à 2009 est la plus resserrée : 32 films. Elle s'ouvre avec Le Visiteur de Satyajit Ray et La Vie de Bohème de Kaurismäki, et se referme avec 3 Idiots.
Les années quatre-vingt-dix y sont celles des conversations : Before Sunrise, Conte d'été, Un cœur en hiver, Nelly et Mr. Arnaud. Elles apportent aussi Jurassic Park, Le Facteur, Les Enfants du ciel, Le Dîner de cons, Au loin s'en vont les nuages et Ça commence aujourd'hui.
Les années 2000 regardent vers l'Asie et vers l'enfance. Yi Yi ouvre la décennie, Swing Girls et Waterboys l'égaient, Des étoiles sur la terre l'émeut. Before Sunset, Uzak, Le Caïman, Les Poupées russes, Charlie et la Chocolaterie, Little Miss Sunshine et Un homme d'exception complètent l'ensemble.
Depuis 2010
La galerie Depuis 2010 réunit 42 films et prouve que le cinéma d'auteur se porte bien. Naomi Kawase y tourne ses quatre films, Nuri Bilge Ceylan y reçoit la Palme d'or pour Winter Sleep, Asghar Farhadi l'Ours d'or pour Une séparation, et Wim Wenders y signe à soixante-dix-sept ans l'un de ses plus beaux films, Perfect Days.
Le cinéma populaire y est tout aussi présent. Intouchables, en 2011, obtient la meilleure note de tout Cinezia, 8,3. Wonder, CODA, Togo et Dans les yeux d'Enzo dépassent ou frôlent 8,0. Sing Street fait revivre le Dublin des années quatre-vingt, Les Huit Montagnes filme une amitié à l'échelle d'une vie, et 20th Century Girl raconte un premier amour coréen en 1999.
Les films les plus récents datent de 2026 : Power Ballad de John Carney et Si tu m'écoutes, classé à 8,3. La page Les époques du cinéma résume les quatre périodes, et la page Années ouvre chaque millésime.
Les visages du catalogue
Ranger les films par cinéaste fait apparaître, en filigrane, une autre histoire : celle des comédiens qui passent d'une galerie à l'autre. Suivre un visage est une excellente manière de visiter Cinezia.
Cary Grant traverse trois films et deux galeries : aventurier dans Seuls les anges ont des ailes, savant distrait dans Chérie je me sens rajeunir, escroc charmeur dans Sylvia Scarlett. Audrey Hepburn en éclaire trois également : princesse dans Vacances romaines, libraire devenue mannequin dans Drôle de Frimousse, fleuriste dans My Fair Lady. Gregory Peck est son partenaire à Rome, puis le mari de Lauren Bacall dans La Femme modèle et le père de Jody et le faon.
Katharine Hepburn relie Cukor et Walter Lang, de Sylvia Scarlett à Une femme de tête, où elle dirige le service de documentation d'une chaîne de télévision menacé par un ordinateur. Kirk Douglas passe des rives du Missouri aux plateaux d'Hollywood, de La Captive aux yeux clairs à Les Ensorcelés, sortis la même année. Clark Gable joue dans New York - Miami et dans Sa femme et sa secrétaire, Judy Garland dans Le Chant du Missouri et Parade de printemps.
Du côté européen, Vittorio Gassman conduit la décapotable de Le Fanfaron en 1962 et vieillit sous nos yeux dans La Famille en 1987. Marcello Mastroianni danse dans Ginger et Fred et incarne Casanova dans La Nuit de Varennes. Emmanuelle Béart joue dans les deux derniers Sautet, Romain Duris dans deux des quatre Klapisch. Tapez l'un de ces noms dans la recherche : la liste de ses films s'affiche, toutes galeries confondues. La page Trouver un film sur Cinezia explique les autres chemins.
Pourquoi ranger les films par cinéaste
La plupart des guides classent les films par genre. Cinezia le fait aussi, puisque chaque fiche indique ses genres, mais il préfère une autre porte d'entrée. Un genre dit de quoi parle un film ; un cinéaste dit comment il le regarde. Deux comédies de 1934, Train de luxe et New York - Miami, appartiennent au même genre et se ressemblent peu : la première est un duel de monstres sacrés, la seconde une promenade pleine de tendresse. Le nom du réalisateur renseigne mieux que l'étiquette.
Ce classement a un autre avantage : il rend la découverte facile. Si vous avez aimé Mon oncle, la galerie de Tati vous tend aussitôt PlayTime et Trafic. Si Les délices de Tokyo vous a touché, les trois autres films de Naomi Kawase vous attendent dans la salle japonaise. On avance ainsi de film en film, comme on passe d'un tableau au suivant dans la même salle.
Il donne enfin le plaisir de voir un artiste évoluer. Les six films de Howard Hawks couvrent trente ans, les cinq de Fellini dix-sept ans, les quatre de Hallström quarante ans et deux continents. Regardés dans l'ordre, ils racontent une vie de travail : les thèmes qui reviennent, les acteurs fidèles, la manière qui s'affine. C'est une expérience que le classement par genre laisse de côté, et que Cinezia met au centre.
Voir un film
Cinezia est un guide : il présente les œuvres et vous conduit vers les services qui les diffusent officiellement. Le chemin tient en trois gestes. Ouvrez la fiche du film. Choisissez votre pays. Appuyez sur Regarder. JustWatch affiche alors les offres du pays choisi, classées par mode d'accès : abonnement, location, achat ou diffusion gratuite financée par la publicité. La page Voir un film avec Cinezia illustre ces trois gestes.
Le menu des pays compte quinze entrées, dont dix francophones : France, Belgique, Suisse, Canada, Luxembourg, Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal et Côte d'Ivoire. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie complètent la liste. Les classiques changent souvent de service ; le bouton Regarder donne la réponse du jour pour le pays choisi.
La question de la langue se pose davantage ici qu'ailleurs, puisque le catalogue parle quatorze langues. La version originale sous-titrée permet d'entendre la voix grave de Greta Garbo, le débit de mitraillette de Cary Grant ou le japonais feutré des films d'Ozu. La version française, souvent enregistrée à l'époque de la sortie, a son propre charme. Les services officiels indiquent les pistes disponibles. La page Version originale et version française compare les deux approches.
La recherche, Ma liste et le petit écran
La case de recherche du bandeau accepte un titre français, un titre d'origine, un nom de cinéaste, un nom de comédien ou une année. Tapez Fellini et cinq films apparaissent ; tapez Hepburn et vous obtenez à la fois Audrey et Katharine ; tapez 1952 et vous découvrez que cette année-là a donné cinq films au catalogue, de Les Ensorcelés à Le Goût du riz au thé vert.
La page A–Z range les 172 films par ordre alphabétique. La page Galeries affiche les vingt-deux galeries sur un seul écran, chacune avec une affiche et son nombre de films. La page Années couvre près d'un siècle, de 1928 à 2026.
Le bouton Ma liste, présent sur chaque fiche, sert à composer votre propre accrochage : une rétrospective, un programme de vacances, une liste de films à montrer aux enfants. La sélection reste dans votre navigateur, sur votre appareil, et la page de la liste sait l'enregistrer dans un fichier puis la relire. La page Ma liste sur Cinezia en décrit le fonctionnement.
Sur un téléphone, Cinezia garde son allure de magazine : un bouton vert ouvre le menu et la recherche, les films à la une s'empilent, les fiches conservent leur affiche et leurs étoiles, les galeries passent à deux affiches de large. La page Cinezia en poche donne quelques conseils d'usage.
Montrer les classiques aux enfants
On croit parfois que les films anciens rebutent les jeunes spectateurs. L'expérience prouve le contraire, à condition de bien choisir le premier. Cinezia contient une quinzaine de portes d'entrée idéales.
Les films presque muets marchent à tous les âges. Le Cirque fait rire dès cinq ans : la scène du lion endormi et celle des singes sur le fil se passent de toute explication. Mon oncle enchante par ses gags sonores, son chien et sa fontaine en forme de poisson. Les comédies musicales suivent : Mary Poppins, bien sûr, puis Le Chant du Missouri et Les sept femmes de Barbe-Rousse, dont la danse des charpentiers épate toujours.
Les récits d'enfance touchent les plus grands. Fidèle vagabond, Jody et le faon et Le Grand National parlent d'animaux et de responsabilité. Les Enfants du ciel et Où est la maison de mon ami ? montrent des écoliers d'Iran dont les soucis sont universels. Swing Girls et Waterboys amusent les collégiens, et Les Quatre Cents Coups bouleverse les adolescents qui se reconnaissent en Antoine Doinel.
Un conseil : annoncez la durée et la couleur avant de commencer. Un enfant prévenu que le film est en noir et blanc l'accepte volontiers et l'oublie au bout de cinq minutes. La page Par où commencer propose dix films d'initiation.
Sept parcours dans les galeries
Pour finir, voici sept parcours composés avec les galeries de Cinezia. Le parcours Lubitsch : Ninotchka puis Rendez-vous, deux soirées de pur bonheur. Le parcours Hawks : Train de luxe pour la vitesse, Seuls les anges ont des ailes pour le souffle. Le parcours Tati : Mon oncle, PlayTime et Trafic, dans l'ordre, pour voir un monde changer.
Le parcours italien : Le Fanfaron un soir d'été, Amarcord un soir d'hiver. Le parcours japonais : Fin d'automne d'Ozu, puis Les délices de Tokyo et Perfect Days, trois films sur la beauté des gestes quotidiens. Le parcours dansant : Drôle de Frimousse, Les Chaussons rouges et Sing Street, soixante-dix ans de musique à l'écran.
Le parcours du temps, enfin : Before Sunrise puis Before Sunset, à voir à quelques jours d'intervalle pour laisser, comme les personnages, un peu de temps passer entre les deux rencontres. Chaque parcours tient dans une ou deux galeries, et chacun mène naturellement au suivant.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que Cinezia ?
Cinezia est un guide de cinéma en français : 172 films de 1928 à 2026, rangés par cinéaste, par école et par époque, chacun avec son résumé, sa distribution, ses étoiles et un bouton Regarder vers les services officiels.
Comment regarder un film depuis Cinezia ?
Ouvrez la fiche du film, choisissez votre pays et appuyez sur Regarder. JustWatch affiche les services d'abonnement, de location, d'achat et les services gratuits qui proposent le film dans ce pays.
Quels cinéastes ont leur galerie ?
Dix galeries portent un nom de réalisateur : Howard Hawks, Lubitsch et Capra, George Cukor, Vincente Minnelli, Robert Stevenson, Federico Fellini, Aki Kaurismäki, Tim Burton, Richard Linklater et Cédric Klapisch.
Comment sont calculées les étoiles ?
La note du public de TMDB, sur dix, est divisée par deux et arrondie à la demi-étoile. Le catalogue compte 80 films à quatre étoiles, 78 à trois étoiles et demie et 14 à trois étoiles.
Quel est le film le plus ancien de Cinezia ?
Le Cirque de Charlie Chaplin, sorti en 1928. C'est aussi le plus court, avec 72 minutes.
Quel est le film le mieux classé ?
Intouchables et Si tu m'écoutes, avec 8,3 sur dix. Le Fanfaron et 20th Century Girl suivent à 8,2.
Dans quelles langues sont les films ?
Les films ont été tournés en quatorze langues : 99 en anglais, 22 en français, 14 en italien, 11 en japonais et 26 dans dix autres langues. Chaque fiche a son résumé en français.
Où est gardée Ma liste ?
Dans votre navigateur, sur votre appareil. La page de la liste peut l'enregistrer dans un fichier et la relire plus tard.














